Que faisons-nous?  

 

Milieux de vie en santé est un programme de Nature Québec visant à démontrer les bienfaits des ilots de fraicheur et des espaces verts sur la santé dans un contexte de changements climatiques en milieu urbain.

Par la transformation et la végétalisation d’espaces collectifs et la création d’outils éducatifs, Milieux de vie en Santé sensibilise par l’action, pallie au déficit nature et contribue à la résilience des collectivités.

Nos clientèles prioritaires sont les populations les plus vulnérables aux îlots de chaleur urbains et à la pollution atmosphérique, les organismes communautaires et les institutions publiques et parapubliques, de même que les municipalités.

Notre offre va du service-conseil à la réalisation de scénarios d’aménagement ciblés, en passant par l’accompagnement citoyen et la création de contenus éducatifs.

Parmi nos réalisations, nous retrouvons l’aménagement de ruelles vertes, le verdissement de cours d’école et d’hôpitaux et la mise sur pied de places éphémères et de parcs.

La pédagogie des enjeux, la création de scénarios d’aménagement novateurs, l’accompagnement citoyen et le rayonnement médiatique des projets sont les principales forces de notre équipe. 

 

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Pourquoi le faisons-nous?

De plus en plus d’études démontrent que le manque d’espaces verts dans nos villes a des impacts négatifs importants sur la santé physique et psychologique de la population.

En effet, l’asphalte et le béton contribuent à la création d’îlots de chaleur urbains (ICU), découragent l’activité physique et augmentent la dépendance à l’automobile qui à son tour, augmente la pollution atmosphérique, les maladies cardiaques et les problèmes respiratoires chroniques.

Ces problématiques sont appelées à se renforcer avec l’effet des changements climatiques et les villes québécoises n’y échapperont pas. Malheureusement, les premières populations à être touchées sont souvent celles issues de milieux défavorisés qui habitent des quartiers peu végétalisés et propices aux îlots de chaleur et à la pollution atmosphérique.

D’ici 2100, on estime que les grandes villes du monde pourraient voir leurs températures moyennes augmenter de 7 à 8 degrés et subir des pertes de PIB annuel de 2,3 à 5,6%, notamment en raison des îlots de chaleur et de leurs impacts sur la santé

En revanche, on sait que la présence de couvert végétal, d’arbres et de parcs en milieu urbain abaisse la température ambiante (parfois de 5 à 12 degrés), réduit la pollution atmosphérique et favorise les sorties et l’activité physique.

En changeant des déserts asphaltés en oasis, des ruelles grises en ruelles vertes et des cours d’école en classes vertes, Milieux de vie en santé transforme les îlots de chaleur en îlots de fraîcheur et agit à l’échelle des quartiers et des populations qui en ont le plus besoin.

Nous sensibilisons également les citoyens et les décideurs à l’importance de revoir l’aménagement de nos villes pour répondre aux défis d’aujourd’hui et demain. 

Le saviez-vous?

  • Un arbre mature produit en moyenne 120 kg d’oxygène par année, soit environ la moitié de la consommation d’une personne adulte.
  • En zone urbaine, un arbre peut capter approximativement 220 kg de gaz à effet de serre sur une période de 80 ans.
  • Un bon agencement vert permet de réduire jusqu’à 15% les coûts de chauffage et jusqu’à 50% les coûts de climatisation.
  • Grâce à l’évapotranspiration, 1 arbre mature = 5 climatiseurs fonctionnant pendant 20 heures.
  • Une rue bordée d’arbres contient jusqu’à 4 fois moins de poussières atmosphériques qu’une rue voisine similaire sans arbre.
  • La température maximale des murs végétaux est de 30°C, alors que les murs classiques peuvent atteindre 60°C.
  • Un accroissement de 1 à 3°C de la température ambiante peut entraîner une augmentation de 11 à 33% de la teneur en divers polluants atmosphériques.
  • À Québec, on estime que la pollution atmosphérique est responsable de plus de 300 décès prématurés par an, soit 6 fois plus les décès annuels causés par les accidents de la route.

SOURCES

BOUCHARD, Maryse et Audrey SMARGIASSI. (2008). Estimation des impacts sanitaires de la pollution atmosphérique au Québec : Essai d’utilisation du Air Quality Benefits Assessment Tool (AQBAT) INSPQ, 59 pages

BUSTINZA, Ray, Germain LEBEL, Pierre GOSSELIN, Diane BÉLANGER et Fateh CHEBANA. (2013). Health impacts of the July 2010 heat wave in Québec. BMC Public Health, 13:56.

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HARTIG, Terry, Richard MITCHELLE, Sjerp de VRIES et Howard FRUMKIN. (2014). Nature and Health. Annual Review of Public Health, vol. 35 (mars), p. 207-228

Institut national de santé publique (INSPQ). (2010). Îlots de chaleur urbains. Mon climat, ma santé. [en ligne] http://www.monclimatmasante.qc.ca/%C3%AElots-de-chaleur.aspx

LAFONTAINE-MESSIER, Mariève, Alain OLIVIER et Bruno CHICOINE. (2010). « La contribution potentielle de la forêt urbaine au développement durable des villes du Québec ». Les Cahiers de l’Institut EDS, Série Stratégies du développement durable, numéro 1 (février), p.1-30.

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). (2010). Portrait statistique : qualité de l’air et smog. [en ligne] http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/AIR/info-smog/portrait/index.htm

NOWAK, David, J. Robert E. HOEHN III, Allison R. BODIN, Eric J. GREENFIELD, Alexis ELLIS, Théodore A. ENDRENY, Yang YANG, Tian ZHOU et Ruthanne HENRY. (2013). Assessing Urban Forest Effects and Values: Toronto’s Urban Forest. Resource Bulletin NRS-79. U.S. Forest Service (mai), 61 pages.

OTIS, Lyne, Carl CLÉMENTS, Diane BOUDREAULT et Silvio MANFREDI. (2005). Aménageons nos milieu de vie pour nous donner le goût de bouger pour une meilleure qualité de vie. Kino Québec, 34 pages

Ouranos. (2014). Vers l’adaptation : Pourquoi est-il urgent que le Québec réagisse aux changements climatiques? Communiqué de presse, 5 décembre 2014.

VIDA, Stephen. (2011). Les espaces verts et la santé. INSPQ, 14 pages