Les plantes grimpantes représentent un atout important pour les petits jardins : elles offrent un maximum de feuillage et de floraison pour une occupation minimale du sol.

En effet, un espace à peine plus gros que le pot peut être suffisant pour qu’une plante grimpante s’ancre dans le sol. Un petit bac peut également être fabriqué pour servir de base au plant. Leur croissance à la verticale donne du volume au jardin et permet de créer des jeux visuels par le recouvrement d’arcs, de pergolas ou de treillis.

Contrairement à la croyance populaire, les plantes grimpantes ne détériorent pas les murs, à condition que ceux-ci soient en bon état. Au contraire, leur présence peut augmenter la longévité de ces structures puisqu’elles constituent une barrière aux éléments climatiques dommageables comme le vent, le froid et les rayons UV.

Un mur végétal diminuera le besoin de climatisation en été et les besoins en chauffage l’hiver, réduisant ainsi votre facture d’électricité.

Les plantes grimpantes peuvent également être plantées le long des clôtures. Elles créeront un écran visuel entre vous et vos voisins. Choisissez une grimpante à fleurs et vous aurez des papillons et des colibris qui viendront s’y nourrir. Ou encore, installez une vigne à raisins ou des kiwis rustiques et vous pourrez vous y nourrir à la fin de l’été.

Toutes les plantes grimpantes ne développent cependant pas la même stratégie d’escalade, on trouve :

  • Les plantes qui s’accrochent, seules, sur un support grâce à des crampons (petites racines), comme l’hydrangée grimpante, ou grâce à des ventouses, comme la vigne vierge.
  • Les plantes qui enroulent leurs tiges autour de tuteurs, poteaux, fils tendus… ; ce sont les plantes dites « volubiles ». Parmi elles, on compte le chèvrefeuille, ou le houblon.
  • Les plantes qui enroulent leurs vrilles entre les mailles d’un grillage ou d’un treillage comme la clématite, le pois de senteur… Et le rosier grimpant, qui lui, se sert de ses épines.

Pour en connaître davantage sur les plantes grimpantes, consultez le document élaboré par le Centre d’écologie urbaine de Montréal : Les plantes grimpantes : une solution rafraichissante.

Lessard, G., E. Boulfroy , 2008. Les rôles de l’arbre en ville. Centre collégial de transfert de technologie en foresterie de Sainte-Foy (CERFO). Québec, 21 p.

Crédit photo : AF2R